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  5. L'Hypnose de spectacle

  L’essentiel du pouvoir de l’hypnotiseur de spectacle lui est en fait attribué par la personne hypnotisée.

 

  Nul ne fera ce que l’hypnotiseur lui demande de faire, s’il ne le souhaite pas au fond de lui-même. Ainsi, si quelqu'un fait un striptease en réponse aux suggestions de l’hypnotiseur, ce sera parce qu’il l’acceptait, et peut-être même le désirait, inconsciemment ou non.

 

  L’hypnotiseur de spectacle n’a donc aucun véritable pouvoir hypnotique, sinon celui que vous lui attribuez ; par conséquent, si vous croyez sincèrement que cet homme fera ce qu’il veut de vous, alors tel sera le cas.

 

  Les hypnotiseurs de spectacle se contentent le plus souvent d’émettre des suggestions directes, semblables à des ordres (par exemple, « dormez ! ») : si le sujet destinataire des suggestions s’avère suffisamment suggestible, c'est-à-dire sensible aux suggestions de l’hypnotiseur, grâce au pouvoir qu’il lui attribue, alors il entrera en état hypnotique. A l’inverse, si la personne n’accorde pas cette capacité à l’hypnotiseur, alors les suggestions qu’il lui adressera n’auront aucun effet.

 

  La suggestibilité des personnes présentes lors d’un spectacle est aussi influencée par les suggestions qui entourent l’évènement : la réputation de l’hypnotiseur (connue des participants avant le spectacle), ou la simple connaissance de la nature de son activité, le cadre (le public, les caméras et le plateau de télévision…), le constat du fait que les volontaires qui nous précèdent sont bel et bien hypnotisés… Ces éléments sont autant de suggestions qui renforcent le pouvoir que nous attribuons à l’hypnotiseur, et qui amplifient notre suggestibilité.

 

  Une fois de plus, vous aurez compris que ce sont nos pensées qui façonnent notre réalité ; et c’est parce que tout est suggestion dans la vie, que je dis souvent que « l’Hypnose, c’est la Vie ! ».

 

  D’une certaine manière, l’important n’est donc pas de savoir ce qui est vrai, car en quelque sorte rien ne l’est, mais plutôt de réussir à savoir ce en quoi vous voulez croire, puis à y croire suffisamment, pour alors voir apparaître votre belle réalité, celle qui vous rend heureux.

 

  Buddha disait que nous construisons notre monde avec nos pensées. Nos croyances déterminent notre réalité, telle que nous la percevons. Les croyances dont je vous parle n’ont rien de religieux, mais sont en fait des convictions profondes, concernant la vie en général, qui façonnent notre perception subjective de la réalité.

 

  A titre d’exemple, si vous croyez fermement que le monde est peuplé de gens qui vous veulent du mal, alors vous adopterez très probablement une attitude de méfiance, et resterez sur vos gardes.

 

  Au contraire, si vous croyez que les êtres humains sont des frères qui vivent les mêmes joies et les mêmes peines, qui partagent les mêmes peurs et les mêmes rêves, alors peut-être que vous aborderez votre prochain avec confiance, sérénité, bienveillance et compréhension.

 

  Comme je m’amuse à le dire, « si je ne devais avoir qu’une seule croyance, alors j’aimerais croire que je suis assurément capable de croire en ce que je veux ! ».

 

  Pour ma part, dans ma vie, je crois que mon prochain est mon égal, et en conséquence, c’est ainsi que je le traite. Je nous place tous, sans exception, à la même hauteur. Pour citer un ami : « nous sommes tous ignorants, mais pas des mêmes choses ! ». Nous avons tous à apprendre les uns des autres, et il nous suffit simplement pour cela de nous ouvrir à la différence.

 

  Je ne vous soutiendrai pas qu’il m’est tous les jours facile de traiter mon prochain comme mon égal, surtout lorsque je rencontre l’intolérance, mais j’essaie dans ces moments-là de garder à l’esprit que l’autre est faillible, perfectible, imparfait, tout comme moi, et comme tous les êtres humains, et qu’il a par conséquent le droit de faire des erreurs, et d’être néanmoins accueilli, même dans ses écarts.

 

  Il est une chose que je qualifierais de « mathématique », c’est le rapport entre le respect des autres et le respect de soi. La façon dont nous traitons les autres est souvent un bon indicateur de la manière dont nous nous traitons nous-mêmes. Accepter notre propre imperfection, c’est accepter celle des autres, et inversement.